Voilà de nouveaux exposés sur la 2ème guerre mondiale. Je vous demande de les lire attentivement et de noter pour chaque en quelques phrases ce que vous avez retenu.
Merci à Gaspard, Félix et Pablo pour votre envoi.
La bombe atomique d'Hiroshima (Pablo)
LA BOMBE ATOMIQUE D’HIROSHIMA
Le 6
août 1945, un avion-bombardier américain détruisit la ville japonaise
d’Hiroshima avec une seule bombe. En l’espace de quelques seconde, son
explosion rasa cette ville de 340 000 habitants, et fit d’un seul coup 75 000
morts. Ils seront suivis par 50 000 victimes de plus les semaines suivantes, qui
succombent à leurs blessures. Aujourd’hui, les historiens pensent que la bombe
atomique d’Hiroshima peut-être a tué 140 000 personnes, 250 000 en comptant les
victimes de sa « petite sœur » larguée trois jours plus tard sur
Nagasaki. Car la bombe atomique ne provoque pas seulement une explosion
terrifiante. Elle libère également des ondes radioactives qui rendent les gens très
malades, et qui empoisonnent l’environnement pendant de nombreuses d’années. On
dit alors de ces gens et de cet environnement frappés par les radiations de la
bombe atomique qu’ils sont irradiés. Cela provoque des cancers et des
malformations épouvantables qui peuvent se transmettre et même s’aggraver des
parents aux enfants. Aujourd’hui encore, on ne sait pas exactement combien de
morts ont faits les deux frappes américaines sur Hiroshima et Nagasaki. Mais d’où
vient une arme aussi terrible ? Pour le savoir, il me faut raconter une
histoire qui mêle découvertes scientifiques, course aux armements, espionnage
et guerres mondiales.
La fission de l’atome
Ce
sont des scientifiques français qui ont découvert les secrets de la
radioactivité dans les dernières années du 19e siècles. L’un de ces
pionniers, la physicienne et chimiste d’origine polonaise Marie Curie, mourra
d’ailleurs des années plus tard à cause de ce phénomène qu’elle avait étudié
sans savoir à quel point il était dangereux. Au tout début du 20e
siècle, la découverte de la radiation est utilisée en médecine, pour guérir des
cancers (c’est la radiothérapie) ou observer l’intérieur du corps humain sans
avoir besoin de l’ouvrir (c’est la radiologie). Pendant la Première Guerre Mondiale,
les Français ont envoyé des radiologues sur le front pour mieux soigner les
soldats blessés par les bombardements. Entre les deux guerres mondiales, la
recherche atomique s’est poursuivie. Les scientifiques découvrirent que les
radiations viennent d’atomes instables, dont il est possible de casser le noyau.
Les premiers savants qui y arrivèrent étaient des Allemands, un peu moins d’un
an avant la Seconde Guerre Mondiale. Comme la rupture du noyau des atomes (on
parle alors de fission nucléaire) libère énormément d’énergie, les spécialistes
qui étaient au courant eurent peur que cette découverte puisse devenir une arme
terrible aux mains d’Adolf Hitler.
Le projet Manhattan
Parmi
ces spécialistes, il y avait Albert Einstein. Rien à voir avec le docteur
Frankenstein, qui n’a jamais existé ! C’était un très grand physicien allemand,
qui était contre Adolf Hitler. Albert Einstein a prévenu le président des
Etats-Unis d’Amérique Franklin Delano Roosevelt que les Allemands risquaient de
fabriquer une arme tellement puissante qu’aucune armée ne pourrait plus jamais
les vaincre. Pendant la Première Guerre Mondiale, la mise en service d’armes
nouvelles avait presque donné la victoire à leurs inventeurs, comme les gaz de
combat utilisés contre les ennemis des Empires centraux, ou les chars Renault
TF qui avaient forcé les forces allemandes à abandonner leurs tranchées pour se
battre à découvert. Le président américain s’en est-il souvenu ? En tout
cas, il a pris au sérieux les menaces d’Einstein et ses collègues. Il confia à
un grand physicien américain, Robert Oppenheimer, la mission de rassembler les
travaux des meilleures universités du pays pour trouver au plus vite comment
construire une bombe à fission. Oppenheimer choisit les meilleurs spécialistes
qu’il pouvait employer, et les installa à Los Alamos, dans une base secrète du désert
du Nouveau-Mexique, au sud des Etats-Unis. Leurs travaux devaient rester
discrets. Même le Vice-président les ignorait. Les rares responsables au
courant ne s’en parlaient que sous le nom de code « Projet Manhattan ».
La course à la bombe
Les
Américains voulaient à tout prix avoir la bombe atomique avant les Nazis. D’un
côté, l’équipe d’Oppenheimer travaillait très dur pour comprendre les mystères
de cette technologie. De l’autre, le commandement anglo-américain dépensait
beaucoup d’argent pour espionner et saboter les recherches allemandes. Le
premier essai réussi d’une explosion nucléaire a lieu le 16 juillet 1945, deux
mois après la capitulation du IIIe Reich. Les vainqueurs se rendirent très vite
compte que l’armée d’Hitler était en fait très en retard dans ses tentatives de
construire une bombe atomique. Pourtant, les Américains ont continué à
développer la leur. Ils voulaient être les premiers, les seuls à posséder une
arme capable de détruire n’importe quel ennemi. Les ingénieurs du « Projet
Manhattan » arrivent à construire deux bombes atomiques d’environ 4500 kg,
assez légères pour être embarquées dans un B-29 Superfortress, le plus gros bombardier
à quatre hélices que produisait à cette époque le constructeur américain Boeing.
La bombe d’Hiroshima fonctionnait avec de l’uranium, on l’avait surnommée
« Little Boy », « petit gars ». Celle de Nagasaki marchait
au plutonium, un combustible encore plus puissant (il en faut trois fois moins que
de l’uranium pour obtenir une explosion aussi forte) : elle était
surnommée « Fat Man », « gros monsieur ».
Pourquoi attaquer le Japon ?
Pendant
la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis se sont battus contre deux
adversaires : l’Allemagne nazie, et l’Empire du Japon. Les Allemands signèrent
l’armistice le 8 mai 1945, mais leurs alliés japonais continuaient à se battre
de toutes leurs forces. Trois ans et demi plus tôt, les forces japonaises avaient
conquis presque toute l’Asie, et provoqué les Américains en bombardant sans
déclaration de guerre leur grande base aéronavale de Pearl Harbor. Depuis cette
attaque surprise, les Etats-Unis et le Japon s’affrontaient férocement dans les
îles de l’océan Pacifique. Au moment où la bombe atomique fut enfin prête, les
Japonais étaient agressés à l’intérieur de leur archipel. Les Américains s’étaient
emparés dans le Pacifique de pistes d’atterrissage proches du Japon, d’où leurs
bombardiers lourds pouvaient attaquer les villes ennemies que ne protégeait
plus aucune défense antiaérienne. Au mois de mars 1945, la capitale Tokyo brûla
comme un feu de paille, et il ne resta presque rien de ses jolies maisons en
bois et en papier de riz. Fin juin, les Alliés encerclaient le Japon et le coupaient
complètement de son empire qui lui fournissait tout ce dont il avait besoin
pour fabriquer des armes et continuer à se battre. Mais la peur de perdre
poussa les Japonais à lancer des missions suicide pour décourager l’ennemi et
lui infliger un maximum de dégâts. Des avions « kamikazes » et des
sous-marins torpilles allaient s’écraser avec leurs pilotes contre les navires
de guerre américains, prouvant que le Japon était prêt à envoyer tous ses
soldats à la mort avant de reconnaître sa défaite. Cet acharnement avait pour
but de terroriser l’adversaire. La dernière arme des Japonais était leur courage,
leur moral, il fallait donc briser ce fanatisme pour qu’ils acceptent de
déposer les armes. Si la guerre continuait comme ça, elle pourrait encore
provoquer des millions de morts. Pour éviter un pareil gâchis, les Etats-Unis
ont utilisé la même arme que leur adversaire : la peur. Les deux ennemis
savaient que quand on est paniqué, on peut se sentir paralysé. Chacun essayait donc
de paralyser l’autre par la terreur. C’est ce qui a poussé le président
américain à utiliser une arme tellement puissance qu’elle dépassait les pires
cauchemars, ou qu’elle ressemblait à un maléfice. Deux bombes atomiques éclatèrent
dans le ciel du Japon. Le 6 août, Hiroshima fut anéantie, et le 9 août, ce fut au
tour de Nagasaki de brûler aussi vite que si elle avait été téléportée sur le
soleil. Le 15 août, l’empereur Hirohito déclarait à la radio que son armée avait
été vaincue. C’était la première fois que la plupart des Japonais entendaient
sa voix, et bizarrement, presque personne le comprit son discours. Ce monarque
était tellement isolé de son peuple qu’il parlait une langue différente, très
ancienne, qui semblait ne pas avoir évolué depuis des siècles.
Après « Hiroshima »
C’était
la première fois qu’on délivrait le feu nucléaire. Mais depuis la fin de la
Seconde Guerre Mondiale, plus aucun pays n’a osé le lancer contre un ennemi,
car la bombe atomique n’est pas une arme comme les autres. Elle ne vise pas des
cibles, mais des villes entières, et même des pays. Sa force de destruction a donc
été jugée trop dangereuse, trop effrayante ou trop criminelle pour être
réutilisée. C’est devenu un énorme épouvantail pour éviter la guerre. Après
Hiroshima et Nagasaki, le Japon a renoncé à sa politique agressive et s’est
doté d’une constitution pacifiste. Aujourd’hui encore, il continue d’être dépendant
de la protection militaire des Etats-Unis. En revanche, d’autres pays ont
construit leur propre bombe atomique. L’URSS de Staline y est arrivé dès 1949,
grâce aux renseignements donnés par les espions soviétiques qui travaillaient
dans l’équipe du « projet Manhattan ». Après 1945, les Etats-Unis et
l’URSS étaient les principaux vainqueurs de la seconde Guerre Mondiale. Ils se
disputèrent la domination du monde, et frôlèrent plusieurs fois l’affrontement
militaire, mais ils se sont arrêtés au dernier moment parce qu’ils savaient que
chacun possédait la bombe atomique et avait donc le pouvoir de détruire son
adversaire en quelques secondes. Cet « l’équilibre de la terreur » empêchait
toute guerre officielle entre les deux « supergrands », mais a
provoqué un climat d’hostilités qui ne s’arrêtera qu’avec la fin de l’URSS en…
1991 ! C’est pourquoi on a appelé cette période la « guerre
froide ». Une gigantesque guerre de positions aux batailles cachées.
Imaginez des soldats forcés de rester assis sans bouger face à leurs ennemis, tout
en se donnant de gros coups de pied sous la table.
Et maintenant ?
Bien
que les Etats-Unis et la Russie (ex-URSS) avaient tenté de garder pour eux
l’arme nucléaire, plusieurs autres pays ont réussi à l’obtenir : l’Angleterre,
la Chine, la France, l’Inde, le Pakistan, et peut-être la Corée du Nord et
Israël. Tous les détenteur de la bombe atomique la considèrent comme une arme
dissuasive, c’est-à-dire qu’on ne peut pas l’utiliser, mais seulement la
montrer pour faire peur aux autres. Un pays qui possède cette arme se croit
invincible. Ce n’est pas tout à fait vrai, parce que celui qui se sert de la
bombe atomique risque d’être bombardé en représailles, ce qui provoquerait sa
destruction, et peut-être même la fin du monde. Certaines bombes atomiques
d’aujourd’hui sont aussi puissantes que des milliers d’Hiroshima, et il y en a tellement
dans le monde qu’elles pourraient détruire plusieurs fois notre planète. Pour
forcer les hommes à respecter la paix, il a fallu rendre la guerre impossible,
mais cela rend cette paix plus dangereuse que toutes les guerres du passé. Parce
que quelqu’un qui possède une arme est souvent tenté de s’en servir.
L'attaque de Pearl Harbor (Gaspard)






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